NIKITA TERYOSHIN

Du 9 septembre au 22 octobre 2017 - Vernissage le vendredi 8 septembre 2017 à 18h00

NIKITA TERYOSHIN,

La Chambre débute la saison 2017-2018 en présentant du 9 septembre au 22 octobre 2017 le travail de l'allemand Nikita Teryoshin.

Cette saison dans laquelle la jeune photographie sera mise en avant sera placée sous le signe de l'engagement. En effet, La Chambre a voulu la photographie comme support de reflexion et de dialogue. L’engagement des auteurs sera perceptible dans chacune de leur proposition. La première d'entre elles émane d'un jeune artiste allemand, qui développe un ton ironique et percutant pour sa première exposition monographique.

Dans les photo-reportages de Nikita Teryoshin, la vision documentaire croise le sens subjectif autour de sujets sociaux singuliers. Les thèmes choisis et la manière de les traiter dénotent une approche critique de la société contemporaine, où l’avènement de l’économie globalisée et la course au progrès se font souvent au détriment d’une part d’humanité. L’artiste adopte un ton grinçant, soutenu par des couleurs vives et des cadrages où perce l’ironie.

Si les images sont propices au sourire, elles pointent néanmoins l’aspect contestable de la frénésie des affaires. Lors des foires d’armement, les costumes impeccables et les buffets garnis contrastent avec les dernières innovations en matière d’équipement militaire. Un salon de pompes funèbres présente des cercueils et corbillards à la dernière mode, comme autant de signes extérieurs de réussite sociale. Il règne dans ces événements une atmosphère festive, qui semble vouloir éluder les questions de géopolitique et de mort.

Des photos plus personnelles, prises en continu depuis près de dix ans, viennent compléter ce propos à la fois amusé et mélancolique sur notre monde. Au gré de ses déplacements, l’artiste saisit l’émergence de l’infime extraordinaire au sein du banal, et la métaphore qui le relie à des sujets plus vastes. L’individualisme et la dépersonnalisation, la vulgarité et la poésie de situations quotidiennes, le théâtre brillant de la vie publique et son revers trivial dessinent la vision d’un photographe en lien avec son époque.